Il y a tout juste un an, paraissait la bande dessinée La machine à détruire : pourquoi il faut en finir avec la finance. Cet ouvrage, qui compte près de 280 pages, et donc plus d’un millier de dessins, est le résultat d’un travail passionnant de création mené avec Jérémy Van Houtte (illustrateur en retraite anticipée mais néanmoins talentueux) à partir de ma conférence gesticulée. Mais la BD nous a mené.es beaucoup plus loin!
On a eu l’occasion de la présenter à de nombreuses reprises, encore récemment au Petit théâtre de la grande vie à Forzée, et prochainement au Festival La Semo à Enghien. Ce sera probablement la fin (ou presque) d’une longue tournée de rencontres qui nous a mené.es de la Bretagne à l’Isère en passant par l’Auvergne et bien sûr, la Belgique.
Il y a eu des rencontres vraiment géniales avec de nombreux collectifs en lutte sur leur territoire, mais aussi de nombreux.ses libraires. Et puis nombreux.ses ont été les retours de lecteurs et lectrices, auxquelles je dois bien avouer je n’ai pas toujours réussi à répondre. Ce n’est pas que vous étiez des milliers, mais c’était quand même trop pour mes petites épaules, alors pardonnez-nous, au moins on vous a lu et ça nous a fait du bien 🙂
Alors on souhaite que cette bande dessinée continue de suivre son chemin et d’être prescrite par vous, lecteurices!
Jérémy et moi prenons une pause de la promo de notre ouvrage, ayant de nombreux autres chantiers et responsabilités en route par ailleurs. Mais on y reviendra surement, parce que les lignes continuent de bouger, qu’il faudra surement redire d’autres choses à ce propos, clarifier certaines autres (oui, on pense aussi qu’il faut en finir avec le capitalisme, mais ça faisait un trop long sous-titre!) et ne plus en éluder certaines (la question coloniale que nous avons seulement effleurée).
En attendant, les structures restent les mêmes, la machine à extraire, à accaparer, à exploiter et à accumuler qu’est le capitalisme continue de bénéficier de la mécanique financière hyper sophistiquée qui lui garantit des accélérations prodigieuses. Alors plus que jamais, pensons nos luttes comme des moyens de détruire du capital pour enrayer cette machine.